🧐Vivre et penser son jardin comme un animal humain? avez vous essayé?
👉Il y a 5 ans, nous avons acquis une ancienne peupleraie en friche en zone humide a 100 mètre de chez nous. Une belle régénération naturelle y était déjà en cours, que nous avons amplifié en plantant près de 300 arbres de toutes essences et en laissant d’immense massifs de ronciers, d’ajoncs ou de fougères : bouleaux, saules, frênes, aulnes, noisetiers, châtaigniers, chênes, sorbiers, sureaux, hêtres, érables, frênes, bourdaines sont venus enrichir la variété végétale déjà présente.
🐝 Une apicultrice y a installé ses ruches.
Cet endroit a transformé notre vie quotidienne au delà de ce que je pouvais imaginer.
🤝L’objectif de cohabiter, avec le reste du monde vivant, présent autour de chez moi est une expérience intéressante qui permet de chercher des réponses à des questions, des envies, des besoins en s’interrogeant sur leur pertinence en tant « qu’animal humain », tout en prenant en compte que chaque espèce aménage son milieu de vie en fonction de ses besoins, sans pour autant empêcher qu’il soit aussi le milieu de vie d’autres espèces. Von Uexkull, biologiste allemand du debut du XXème siècle a appelé ça l’Umwelt: qui désigne la perception du monde propre à chaque espèce ou individu ( un même endroit represente des Umwelt différends selon le point de vue des différentes espèces qui le partage, un chevreuil et une fourmi au même endroit ont leur propre Umwelt)
🦚🐾 Nous avons développé notre voisinage et notre cohabitation en nous émerveillant. Ce n’est pas toujours simple, il faut trouver des compromis pour ne pas que les chevreuils détruisent les jeunes arbustes qui correspondent à mon milieu et à ma perception du monde que je bâtis, tout en lui permettant au même endroit de se sentir aussi dans son milieu et d’y trouver ce qu’il faut pour se nourrir ou faire ses bois. Ou encore pour que les ragondins comprennent que la cohabitation est ok: j’accepte qu’ils aménagent les berges en fonction de leur besoin ( ce que nous appelons de notre point de vue détruire les berges) tant qu’ils ne viennent pas manger mes courgettes ( et là je redeviens le predateur qui alerte de la limite).
🐥 Cette année est un peu la consécration: notre nouveau voisinage semble vouloir s’installer durablement en faisant du bosquet et de l’étang une véritable pouponnière.
Pour notre plus grand bonheur…
🤨 Et finalement dans ce grand équilibre qui s’installe autour de la maison, les éléments les plus perturbateurs sont…… les chiens en divagation: joli symbole que cet animal indiscipliné dans la nature et d’origine purement anthropocentrique.
Je vous fais visiter?


